Siona Tagger naît le 17 août 1900 à Jaffa dans une famille sépharade dont les ancêtres ont émigré d’Espagne vers les Pays-Bas, l’Allemagne et la Bulgarie avant de s’installer en Palestine. Elle suit l’école Yehili pour filles et le séminaire Levinski, puis étudie l’art auprès d’Isaac Frenkel et Joseph Constantinovsky à Gymnasia Herzliya à Tel Aviv. Malgré l’opposition de ses parents, elle poursuit sa formation à l’Académie des beaux-arts Bezalel à Jérusalem, avant de s’installer à Paris pour approfondir ses études artistiques.
Dans les années 1930 et 1940, Tagger continue sa carrière malgré des difficultés personnelles, notamment son mariage avec Michel-Mordechai Katz et leur divorce. Elle sert également dans l’A.T.S. (Service territorial auxiliaire) et la Haganah pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son œuvre se caractérise par des peintures à l’aquarelle et à l’huile représentant la vie quotidienne en Eretz Yisrael, et elle ajoute ultérieurement des créations en vitrail. Son style évolue des influences orientalistes vers des représentations plus contemporaines des pionniers et des figures publiques d’Israël, tout en restant fidèle à ses racines sépharades à travers des portraits de femmes de sa famille et de son entourage, comme celui de sa sœur Shoshana.
En 1977, Siona Tagger est honorée en tant que Yakir de Tel Aviv-Yafo pour sa contribution aux arts, et une rue porte désormais son nom. Elle décède le 19 juin 1988, laissant un héritage artistique central dans l’histoire de l’art israélien.