Son parcours artistique se développe dans l'effervescence de Montparnasse, où il côtoie les avant-gardes européennes et noue des relations complexes avec plusieurs figures du milieu artistique, notamment Lucy Krogh qui devient sa maîtresse. Cette vie bohème parisienne alimente sa création tout en révélant ses fragilités personnelles.
Bien qu'il connaisse un certain succès commercial et critique, Pascin demeure hanté par des doutes profonds sur la valeur de son art. Ces questionnements, associés à ses problèmes d'alcoolisme, assombrissent progressivement son existence. Son tempérament tourmenté contraste avec la reconnaissance dont il jouit dans les cercles artistiques parisiens.
Le 2 juin 1930, le jour même du vernissage de son exposition, il met fin à ses jours dans son atelier, geste tragique qui choque profondément le monde artistique parisien. Cette disparition brutale révèle l'ampleur de sa détresse intérieure, cachée derrière l'image du "prince" de Montparnasse.
Il est inhumé au cimetière du Montparnasse, où un poème d'André Salmon gravé sur sa tombe témoigne de l'impact durable de sa personnalité libre mais tragique. Son œuvre continue de susciter l'intérêt pour sa spontanéité et sa sensibilité, tout en rappelant les défis personnels qui peuvent accompagner la création artistique. Sa mort précoce prive l'art moderne d'un talent prometteur dont l'évolution reste à jamais inachevée.