Sa blessure durant la Première Guerre mondiale constitue un tournant décisif, l'orientant définitivement vers la peinture après avoir abandonné l'ébénisterie décorative. Il expose pour la première fois au Salon d'automne en 1920, marquant ses débuts officiels dans le milieu artistique parisien.
Son œuvre révèle des influences variées, puisant chez Toulouse-Lautrec et Goya pour développer un langage plastique personnel. Les années 1920 se caractérisent par des peintures gaies et optimistes, période créative qui établit sa réputation. Cependant, les années 1930 marquent une évolution vers des œuvres plus sombres, reflétant peut-être les tensions de l'époque.
Sa collaboration avec Louis-Ferdinand Céline enrichit son parcours : il illustre plusieurs romans de l'écrivain, témoignant de leur amitié et de sa polyvalence artistique. Cette dimension littéraire complète une œuvre principalement picturale mais ouverte aux autres expressions créatives.
Après la Seconde Guerre mondiale, il retrouve l'inspiration de ses années 1920, bien que cette renaissance créative ne retrouve pas la même force innovatrice de ses débuts. Une rétrospective organisée en 1952 consacre sa contribution à l'art français du XXe siècle.
Sa reconnaissance se matérialise par la présence de ses œuvres dans des collections publiques et privées prestigieuses, notamment dans des musées parisiens, bernois et granvillais. Son style unique, oscillant entre périodes lumineuses et sombres, témoigne d'un tempérament artistique authentique qui a su traverser les épreuves personnelles et historiques tout en conservant une voix picturale reconnaissable et influente.