Sa formation artistique débute à Odessa où il se rend pour étudier la peinture, quittant sa ville natale de Lodz. En quête d'une atmosphère plus "romantique", il se dirige vers Cracovie où il entre en contact avec la jeunesse juive révolutionnaire et le peintre Joseph Leski, expériences qui enrichissent sa vision artistique.
À Cracovie, il poursuit ses études aux Beaux-Arts sous la direction de Jozef Pankiewicz, maître qui lui inspire le désir de découvrir Paris. Cette influence s'avère déterminante : arrivé dans la capitale française en 1910, il intègre rapidement les circuits artistiques officiels et expose dans les prestigieux Salons parisiens.
Sa reconnaissance dépasse les frontières françaises. En Belgique, l'État belge témoigne de l'intérêt pour son travail en acquérant une de ses toiles, marquant une étape importante dans sa carrière internationale. Malgré son installation parisienne, il maintient des liens étroits avec ses origines par de fréquents voyages à Lodz.
En 1940, face à la montée des périls, Abraham Weinbaum fuit vers Marseille avec sa femme et sa fille. Cette tentative d'échapper aux persécutions s'avère vaine : le 22 janvier 1943, la famille est arrêtée et internée au camp de Compiègne avant d'être transférée à Drancy. Le 23 mars 1943, ils sont déportés dans le convoi n°52 et assassinés au camp d'extermination de Sobibor.
Son œuvre demeure un témoignage poignant d'un parcours artistique européen interrompu par la barbarie nazie, illustrant le destin tragique de nombreux artistes juifs de cette génération.